Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Menu
  • img_slider_1.png
  • img_slider_2.png
  • img_slider_3.png
  • img_slider_4.png
  • img_slider_5.png

Marie-Euphrasie

Imiter le Bon Pasteur

Jésus Christ, le Bon Pasteur, est le véritable modèle que nous devons tâcher d´imiter pour acquérir la perfection de notre état. Puisqu´il a daigné nous associer à son œuvre et qu´il nous a mises pour ainsi dire à sa place dans le bercail où il a réuni tant de brebis infortunées, nous devons, de notre côté, nous former à son esprit et vivre de sa vie même. Vous ne ferez du bien, mes chères Filles, vous n´aurez l´esprit de notre vocation, que lorsque vous aurez les pensées, les sentiments, les affections du Bon Pasteur, dont vous devez être les images vivantes. Or, Jésus-Christ, qu´a-t-il dit de lui-même ? Je suis venu sauver ce qui périssait (Lc 19,10). Qu´a-t-il fait ? Il a poursuivi les pécheurs avec une sollicitude de père, il a enduré toutes sortes de fatigues pour les ramener à lui. Rappelez-vous la bonté ineffable avec laquelle il a accueilli Madeleine ! Voyez-le, assis sur le bord du puits de Jacob ; il est fatigué et il se repose un peu ; c´est qu´il attend une âme, il veut convertir la Samaritaine. Considérez-le après sa résurrection, faisant toujours l´office de bon Pasteur, poursuivant ces deux brebis qui, découragées et tristes, abandonnaient Jérusalem, la ville de la paix, pour aller à Emmaüs, château de confusion. Il se mit en compagnie des deux disciples dont l´âme était consternée et la foi chancelante ; il marchait avec eux, sans aller ni plus vite, ni plus lentement, et il prenait part à leurs discours, s´accommodant à leur faiblesse, pour les instruire et éclairer les ténèbres de leur esprit.

Voilà, mes chères Filles, l´exemple que nous devons imiter, car vous êtes destinées à devenir autant de bons pasteurs, et il faut que vous imitiez l´abnégation, l´esprit de charité, de zèle de Jésus-Christ lui-même.

Sur le bon Pasteur

Que fait un bon Pasteur ? Il s´oublie lui-même, il endure souvent la faim, la soif, il est accablé de fatigue, de peines. N´importe, il est content si ses brebis ne souffrent point, et s´il retrouve celles qui étaient perdues. Quel soin ne se donne-t-il pas pour conduire son troupeau à de bons pâturages ! Durant l´été, il va à la recherche des endroits où l´on trouve de l´eau et de la fraicheur. Durant l´hiver, il les mène dans les lieux où le froid est moins rigoureux, et où l´on trouve de l´herbe plus haute et plus abondante pour les nourrir. S´il aperçoit des plantes vénéneuses auprès de ses petits agneaux, il va bien vite les arracher. Il veille jour et nuit pour que le loup ne s´approche pas, et il ne s´abandonne jamais entièrement au repos. Voilà aussi ce que vous devez faire pour les jeunes personnes, pour les enfants dont Dieu vous a commis la garde. Veillez soigneusement sur elles, observant ce dont elles ont  besoin, soit pour l´âme, soit pour le corps, les conduisant avec prudence dans les pâturages spirituels, propres à l´état et à la condition de chacune d´elles.

Charité et Zele

Ah ! mes chères Filles, qu´il faut avoir de charité et de compassion pour ces âmes que la sainte Église remet entre vos mains, au nom du divin Pasteur et de leur tendre mère la très sainte Vierge. Aimez-les, aimez-les beaucoup ! Consolez, fortifiez ces brebis souffrantes, rendez-les heureuses, très heureuses, avec la grâce de Dieu ; c´est là votre devoir. N´oubliez pas que vous ne conquerrez des cœurs à Notre-Seigneur que pas la charité.

Ayez avant tout, cela s´entend, de la charité pour vous-mêmes, c´est-à-dire un zèle ardent pour votre avancement dans la vie spirituelle : sans quoi il ne serait pas possible que vous eussiez une vrai charité, un vrai zèle pour les âmes qui vous sont confiées, et que vous devez nourrir de la surabondance de la charité qui règne dans votre cœur. Oh ! soyez généreuses !

 

Découvrez la personnalité de Ste Marie Euphrasie Pelletier....