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Histoire

1835, l’année de la fondation

La fondatrice en est Marie-Euphrasie Pelletier, Vendéenne de 39 ans. Depuis 1817, elle est religieuse de Notre-Dame de Charité, à Tours, et heureuse de l’être, dans sa vie personnelle comme dans son engagement.

Au XVII° siècle, lors de la fondation de Notre-Dame de Charité, Jean Eudes a organisé cet Ordre en monastères autonomes, dépendants de l’évêque du diocèse. Deux siècles s’étaient écoulés depuis lors, et avaient apporté de profondes modifications, politiques, sociales, économiques et techniques. Le service des femmes en difficulté se présentait sous un nouveau jour.

Repondre aux défis de son époque 

Devenue responsable de la Maison d’Angers, Marie-Euphrasie perçoit l’intérêt, la nécessité même, d’un changement de structure de sa congrégation pour répondre aux défis de l’époque : remplacer l’organisation en monastères autonomes par un gouvernement centralisé, facilitant ainsi les échanges entre les Maisons. Il s’agissait de mettre en commun les personnes et les biens. Cette proposition de réforme est approuvée par le pape Grégoire XVI en janvier 1835[1]. De ce fait, la Maison d’Angers devenait Maison-Mère d’une nouvelle congrégation religieuse : Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur.[2]

Aujourd’hui, la Congrégation du Bon Pasteur comprend des communautés de sœurs de vie active et des communautés de sœurs de vie contemplative qui sont les héritières des sœurs de Ste Madeleine[3]. D’autre part, les personnes accueillies adultes et jeunes, sont réparties en unités appelées « classes ». Cette organisation, avec des variantes locales, se retrouvera partout et perdurera jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

En 1852, la congrégation sera reconnue légalement par décret de Napoléon III[4]. En 1855, elle s’organise en provinces.

Expension & dévelopemment de la Maison d’Angers

Dès 1838, des maisons s’ouvrent en Italie, puis en Allemagne, Belgique, Angleterre. En 1842, c’est l’Amérique du Nord, en 1843, l’Afrique ; 1854, l’Asie, le Chili, et en 1863, l’Australie. A la mort de Marie-Euphrasie Pelletier, 110 Maisons du Bon Pasteur (35 en France) étaient ouvertes à travers le monde.

La Seconde Guerre mondiale est d’une telle ampleur qu’avec elle s’ouvre une nouvelle ère pour le monde, et donc aussi pour la congrégation. Le cadre juridique de la prise en charge des mineurs se complète par une série de lois et décrets. Cette intervention de l’Etat se concrétise par l’attribution d’un prix de journée aux institutions reconnues, même s’il s’avère insignifiant au départ. En interne, la cinquième supérieure générale, Marie Ursula Jung[5], introduit la répartition des jeunes en groupes de 20, puis 15, 12, l’intensification des cours à l’intérieur de l’établissement, la scolarisation externe de quelques unes, les vacances hors des murs. Des foyers de transition pour les jeunes de 18 à 21 ans permettent à celles qui entrent dans le monde du travail une étape vers l’autonomie. Des intervenants laïcs de plus en plus nombreux, professeurs, psychologues, psychiatres, assistantes sociales, infirmières… viennent apporter leurs compétences. À la même époque s’ouvre la première école d’éducateurs[6].

L’évolution économique, sociale, culturelle se poursuit, s’accélère même. Le mouvement désormais connu sous le nom de « Mai 68 » change les données. Dans l’Eglise, le Concile Vatican II (1962-1965) appelle à « l’aggiornamento ». Les sœurs du Bon Pasteur se définissent alors clairement apostoliques[7] et donc abandonnent la règle de la clôture conventuelle. Cela ouvre leur champ d’action au contact avec les familles, à l’action concertée avec d’autres acteurs, à l’insertion dans les quartiers… Dans les internats, la scolarité en collèges et lycées extérieurs se généralise, la même ouverture se vit dans les activités culturelles et les loisirs. Parallèlement, et très progressivement, les grandes institutions sont passées à des associations, le Bon Pasteur conserve souvent et pendant quelques années un foyer d’une vingtaine de jeunes pour les accompagner jusqu’à leur majorité[8].

L'importance des partenaires laics

Grâce aux nouvelles formes d’action et de présence au monde, le cercle des relations du Bon Pasteur se modifie, s’élargit. Le chapitre général de 1985 reconnaît l’existence de ces partenaires laïcs qui poursuivent les mêmes objectifs. De plus en plus de sœurs s’engagent dans des réseaux, des collectifs pour la défense des droits des femmes et des enfants. En 1991, la Congrégation est reconnue ONG à titre consultatif auprès de l’ECOSOC. Une réflexion et une action se poursuivent à travers les Commissions Justice et Paix.

De façon générale, les sœurs du Bon Pasteur s’inscrivent dans le champ social avec d’autres. À travers des activités et des engagements très variés, le positionnement du Bon Pasteur s’est resserré autour de son « cœur de métier » : femmes et enfants en souffrance. Quelques exemples : échange solidaire, atelier d’aquarelle à Marseille, Champs de Booz à Paris, Diaconie à Toulon…

Notre province comprend quatre pays : la Belgique, la France, la Hongrie (Magyarország) et les Pays-Bas (Nederland).

 

[1] Vote de la Congrégation des Réguliers : 9 janvier 1835, Décret : 16 janvier 1835, Bref Apostolique : 3 avril 1835

[2] Le nom « Bon Pasteur », ajouté au nom de la congrégation d’origine : Notre-Dame de Charité vient du souvenir à Angers d’une ancienne Maison de refuge disparue à la Révolution.

[3] Article 1 des Constitutions de 2009.

[4] Décret impérial en date du 13 septembre 1852.

[5] Mère Ursula Jung a été supérieure générale de 1939 à 1960.

[6] La Mère Ste Ursula a participé à la création de l’école de formation psychopédagogique de Paris (EFPP, ouverte en 1946). La première promotion comportera 10 sœurs du Bon Pasteur.

[7] Le texte même du vote décisif du chapitre de 1969 était : « le service apostolique déterminera les formes de la vie communautaire. »

[8] Elle passe de 21 à 18 ans en 1973.