Voyage d'enrichissement
Mardi 27 juillet 2010
Sessions du matin:
Un autre jour de vraie douceur angevine ! Même si le temps invitait à profiter du jardin, nous fûmes cependant très heureuses de nous plonger dans la vie de la communauté émergente d’Angers.
Sr Odile Laugier, RBP, a retracé pour nous le “voyage” de NDC, de Tours à Angers, en passant par les épreuves traversées et l’expansion d’Angers durant les deux premières années du supériorat de Mère Euphrasie. A la fin de la présentation, nous fûmes invitées à poser des questions concernant les différents aspects de l’histoire de NDC et les premières années d’Angers.
La seconde session du matin fut extrêmement émouvante. Les Soeurs du Bon Pasteur et celles de Notre Dame de Charité partagèrent en effet, dans les trois langues officielles, leurs pensées et sentiments sincères à propos de la Maison Mère. Avec Ste Marie Euphrasie, nous pouvons vraiment affirmer, “Sion, cette sainte montagne …”
Sessions d’après-midi:
Lors de la session d’ouverture, nous avons poursuivi en compagnie de Sr Odile notre étude de l’expansion d’Angers sous la houlette de Mère Marie Euphrasie. Parmi les points les plus notables, citons la création des Madeleines, le nombre croissant d’“enfants” et les 24 novices intégrées en l’espace d’une année seulement.
Puis vint une autre session à caractère exceptionnel. Dans un jeu de rôles, des volontaires entreprirent de reproduire la vie de la communauté angevine naissante, en se répartissant les tâches dévolues alors aux six Sœurs professes et aux 24 novices. Le jardin faisait office de scène, et des douzaines d’ “orphelines” et de “pénitentes” se mêlaient aux Soeurs, en quête de nourriture et d’attention!
Pour clore cette belle journée, nous nous sommes rassemblées par petits groupes afin de faire le point, en toute décontraction, sur nos récentes acquisitions. C’est également ce même jour que nous avons modifié la composition de nos mini-groupes.
Mercredi 28 juillet

La session d’aujourd’hui a commencé sous un soleil radieux par une prière d’ouverture commémorant la Fête Nationale péruvienne, avec un hommage special à Sr. Aguichita.
La causerie du matin animée par Sr. Olile Laugier, RBP, avait pour thème les événements qui conduisirent à la fondation du Généralat. La requête en faveur de la création d’une fondation au Mans est ratifiée avec enthousiasme par le Chapitre d’Angers et l’institution mancelle voit le jour le 3 mai 1833. Dans le même temps, l’Evêque Montault d’Angers pétitionne le Pape Grégoire XVI pour que celui-ci autorise la création d’un Généralat dont seraient dépendantes toutes les maisons fondées à partir d’Angers, avec un noviciat central. Les maisons de Poitiers et de Grenoble sont également fondées cette même année, Metz voyant le jour en 1834.
La rumeur de création d’un Généralat se répand rapidement et soulève immédiatement des oppositions. La communication se détériore, les liens se distendent et finalement, l’Abbé Moreau du Mans, sous la pression de l’Evêque de la ville, Monseigneur Bouvier, se retrouve impliqué dans la rupture avec la maison mancelle. Les faits se produisent en août 1834. Mère Jean de la Croix David insiste pour retourner à Angers, et seule une novice du Mans choisit de regagner son diocèse d’origine.
Deux prêtres jésuites soutiennent la pétition auprès des autorités romaines, de même que le Cardinal Odescalchi et les Evêques d’Angers, Metz, Grenoble et Poitiers. Le Pape Grégoire XVI promulgue le Décret de Généralat le 16 janvier 1835. Le Saint Père autorise le port de la Cordelette Bleue sur l’habit et l’ajout d’une gravure de Jésus le Bon Pasteur sur le Cœur d’Argent. Ce Décret papal n’a cependant nullement calmé l’opposition des Maisons de Caen Tours, et d’autres encore.
Le Centre Spirituel a conçu pour nos sessions un symbole d’unification associant le Lis et la Rose.
Sr. Odile nous a donné des lettres à examiner: une lettre de Mgr. Besson, Evêque de Metz, adressée à Mgr. Montault, Evêque d’Angers, et une lettre envoyée par le Pape Grégoire XVI à Mgr. Montblanc, Archevêque de Tours. La supplique canonique que Sainte Marie Euphrasie écrivit au Cardinal Odescalchi n’a jamais été retrouvée.
L’après-midi, nous avons travaillé dans nos groupes respectifs. Nous avons procédé à une étude comparative des événements, des différents protagonistes, des soutiens et des oppositions entourant la proposition de fondation d’un Généralat en 1807 par Napoléon et la pétition de l’Evêque Montault en faveur d’un Généralat, datée de 1833, jusqu’à l’approbation finale en 1835. Puis le groupe décida de la meilleure manière de mettre tout cela en évidence, par le biais d’un symbole, d’un tableau chronologique ou d’un tableau comparatif.
De retour en groupe élargi, nous avons réfléchi et partagé nos impressions sur ce qui nous avait surpris dans ce que nous avions appris au cours de cette journée. Chacune d’entre nous s’est alors posé cette question: “Que vais-je retenir et ramener de toutes les contributions et discussions d’aujourd’hui ”?
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