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Un dessin, un autre destin

Ce Kosovar de 23 ans a été distingué lors du dernier salon de Printemps de l'association Arts et lettres du Haut-Anjou. Lui et sa famille ont été accueilli à Ruhama (communauté à Angers).... ce fut d'ailleurs le premier couple accueilli il y a huit ans, avec leurs enfants. C'est un magnifique parcours depuis leur séjour chez nous.... Au fils du temps, nous les avons vu s'épanouir, se reconstruire ! Rencontre avec un surdoué, resté humble.

Les gens d'ici

On a du mal, dans le Segréen, à ne pas entendre parler de Safet Gasi et de ses esquisses. Ce Kosovar de 23 ans ne perd jamais une chance d'exposer ; de la petite pizzeria au grand hall d'exposition, en passant par les salons de tatouages, partout, son talent explose.

À l'occasion du XXVe salon de Printemps de l'association Arts et lettres du Haut-Anjou, qui s'est tenu du 25 février au 12 mars, Safet s'est distingué. Une fois de plus.

Un prix pour un dessin dédié à son père

Avec la fin de cette exposition est venue la remise des prix. Nombreux ont été les poètes, enfants et jeunes adultes, comme adultes, à s'être vu décerner une récompense méritoire, suivie d'une lecture du texte primé. Une mention spéciale aux lauréats de la catégorie « enfants », remarquables.

Puis la photographie, la sculpture et, enfin, la peinture. C'est ainsi que le deuxième prix fut attribué, non sans étonnement pour lui, à Safet.

« Cela m'a assez surpris. J'exposais surtout pour montrer mes nouvelles oeuvres au public, dit-il avec son accent, piqué sous le charme des Balkans. Je pensais qu'on récompenserait les peintures, non mes dessins. »

Reste que le jeune homme ne boude pas son plaisir. Surtout quand on sait que son oeuvre, représentant un dessin montagneux, empreint d'une fantaisie épique, est un cadeau pour son père. « Il était très fier et m'a félicité plusieurs fois, même si le dessin n'était pas totalement fini. »

S'il n'y avait eu que cela, Safet s'en serait largement contenté. Mais quand on vous dit qu'il a un réel talent, ce n'est pas galvaudé.

 

« Comme une bouffée d'air »

Car non content d'avoir obtenu un prix en peinture, le jeune kosovar a également dégoté celui du public, avec une oeuvre qui a su charmer l'auditoire : une jeune femme, dont la beauté est à l'image du talent de l'artiste.

« C'est une amie d'Angers, avec qui on a passé de grands moments ensemble, précise Safet. Maintenant, elle est en Guyane. »

Néanmoins, malgré le succès, le dessinateur reste humble. « Il y avait de magnifiques tableaux plus beaux, mais je suis quand même content. Cela met un peu plus de valeur à mes yeux, dans ce que je fais. »

Au-delà des récompenses et des félicitations, on sent chez Safet un profond respect pour son art. Comme une part de lui-même qu'il lègue dans son travail. « Le dessin, pour moi, n'est jamais un but ou une envie. C'est comme une bouffée d'air : je suis ailleurs, paisible. J'échappe à la détresse. Et ça me permet aussi de rester patient, contrairement au quotidien. »

Aujourd'hui, Safet continue de savourer sa vie dans la région, tout en continuant à se montrer studieux dans ses études. Il est en passe de devenir critique littéraire.

Mais d'autres projets sont déjà en train de naître dans son esprit. Des projets liés à l'art, bien sûr.

« J'entame une nouvelle collection, où je souhaite m'écarter du dessin traditionnel tout en conservant le thème du portrait. » Avec un tel... dessein,